Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 23:20
A 8h, tout les représentants d'une centaine de pays, d'ONG, d'OIG et de grandes multinationales se retrouvent pour un discours introductif. La conférence s'attaquera à 4 grandes thématiques: la question du désarmement des Etats instables, les investissements éthiques, le droit à l'éducation et la souveraineté alimentaire. Les représentants rejoignent ensuite leurs salles respectives.

Dans la salle environnement qui traite de la souveraineté alimentaire le débat s'annonce houleux. 3 coalitions se forment, les pays africains sont rejoints par les ONG, l'UNICEF, l'UNESCO et la FAO pour une alternative au système existant, les pays de l'UE, les Etats-Unis, Israël, la Turquie et le Mexique s'allient pour augmenter les aides au Sud et réviser leur politique agricole, les pays émergents quant à eux retrouvent les firmes multinationales et, chose surprenante, la Banque mondiale et l'OMC pour défendre un protectionnisme de l'agriculture permettant de développer leur agriculture et d'inonder ensuite les autres marchés.
Dans la coalition Afrique-ONG, les intérêts nationaux prennent vite le dessus, les ONG ne parviennent pas à s'organiser et ne se rendent compte que trop tard qu'elles ne se sont pas assez démarquées des positions adoptées par des Etats qui ne sont pas des plus nets. Mais tant pis, de belles avancées devraient être défendues, ONG et OIG se retrouvent à la pause café pour se mettre d'accord sur un certain nombre de points à défendre coûte que coûte.
Débat et vote avec les autres coalitions: les pays du Nord ne comprennent pas l'attitude ouvertement libérale de l'OMC et de la Banque mondiale qui font fi de la position de leurs financeurs principaux, les pays africains tapent ouvertement sur les pays du Nord et recherchent une alliance avec les pays émergents pourtant apparemment plus dangereux que le Nord qui se montre volontaire pour réviser ses positions. En tant que représentante de l'Association pour le Développement Economique Régionale, mon intervention visant à ramener mon groupe à l'évidence qu'il se trompe de cible et qu'il ne faut pas se mettre à dos ceux qui ont l'argent pour financer toutes les propositions et les ONG et OIG présentes est un échec. Finalement il est voté que la compétence agricole est retirée de l'OMC au profit de la FAO, les pays du Nord, révoltés par l'adoption de telles pratiques qui relèvent de négociations propres à l'OMC, quittent la salle. L'exceptionnalité des biens agricoles entre autre et la non-conditionnalité des aides sont ensuite adoptées, mais comme je le souligne à la fin, il est primordial que les pays du Nord reviennent dans le cycle des négociations puisque les résolutions ne pourront être mise en oeuvre sans eux et sont donc caduques.
Malgrè le semblant d'avancées, ces négociations sont tout de même un échec pour l'ADER qui n'a pas su se rapprocher de ses missioneurs et défenseurs que sont la France et l'UE...


... pfou!
Et bien c'était super de négocier et de se taper dessus comme ça! Imaginez un grand jeu de rôle à 62!  Ou l'argumentaire et le poids de la puissance remplace les armes, armures et autres bonus/malus... Bon, on a certainement pas tous eu des positions très réalistes (la Banque mondiale était beaucoup plus néolibérale qu'elle ne l'est maintenant, la FAO -OIG leader dans le domaine- était muette, la représentante des USA représentait vraiment la génération novatrice d'Obama! de mon côté, malgré l'absence d'infos sur l'ADER je m'en suis sortie grâce aux positions plus claires d'un groupe dont elle fait partie), puis le rapport à écrire ensuite en amphi était un peu moins folichon mais c'était vraiment chouette de faire cette simulation de relations internationales!

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Publié dans : truks
Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 11:15


      








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Publié dans : kulture
Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 20:02

Réviser ses cours.
Savoir exactement à quel endroit on luttait contre le sommeil vu le non sens des phrases et l'écriture encore plus illisible que d'habitude.
Voir aussi quand est-ce qu'on se faisait tout simplement chier...






































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Publié dans : 'tites chozes de la 'tite vie
Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 21:01
Sur Rue89: Sciences-Po occupé : caricature de la "fabrique des élites"


Je ne peux m'empêcher de réagir...

L'attitude des étudiants sciencespotards scandant des slogans stupides en attendant de pouvoir rentrer dans le bâtiment est choquante pour tout le monde, même pour les sociaux-traîtres élitiste de gauche qui profitent du système... Bon, oui, forcément, je me sens quand même un peu concernée par cette remise en cause de Sciences Po Paris et des IEP en général. Mais, oui, d'abord, s'il y a un fossé, une certaine incompréhension voire un rejet entre Sciences Po Paris et l'université, il en est à peu près de même entre Sciences Po Paris et les IEP de Province (qui s'insurgent contre cet IEP qui s'attribue le monopole de l'étiquette "Sciences Po" et qui clame haut et fort qu'il est le meilleur parmi tous ces établissements de Province au rabais).
Ceci dit, le système des IEP est tout à fait criticable et probablement élitiste, effectivement un concours est censé sélectionner les meilleurs étudiants, concours face auxquels tous les étudiants ne sont pas égaux et concours qui peut avoir pour résultat un certain état d'esprit chez les sélectionnés satisfaits de leurs personnes et ne vivant plus que dans le monde clos de l'IEP ("cette grande famille"). Ensuite, les cours et leur qualité sont discutables aussi, et je me demande parfois si les potentiels bons résultats des IEP et le succès rencontrés par leurs étudiants n'est pas essentiellement dû au fait que les exigences à l'entrée de ces établissements sont élevées, les élèves écrémés et a priori motivés (en ayant souvent bavé pour y rentrer, ils n'ont pas tellement envie d'en être éjecté). Bref, les IEP gagneraient sûrement à être repensés, en tout cas ils gagneraient sûrement à se considérer eux-même, les étudiants et peut-être d'abord les administrations, comme pas plus que ce qu'ils sont: de bons établissements pluridisciplinaires, et exit les questions d'excellence et du mieux qu'ailleurs. Malgré tout, la question reste de la possible remise en cause de la sélection, ou simplement du fait que l'IEP soit un établissement à part entière et non une fac comme une autre. Un problème pour lequel j'ai du mal à me positionner, me disant aussi que c'est pas tout de cracher dans la soupe, si on est vraiment contre le système on peut déjà commencer par le quitter.
Bon. Mais je m'éloigne un peu du sujet.
Il faut savoir aussi que tous les étudiants d'IEP ne sont pas tous formatés, certes certains veulent réellement faire de la politique, oui il y a pas mal de gens issus de milieux relativement aisés et enfants de prof, d'accord, certains ont la grosse tête... Mais pas tous. Par rapport à l'un des commentaires de l'article qui disaient qu'on se retrouverait tous au chômage parce qu'il "y en a peu qui arrivent à des taffs « politiques »", quand je vois que dans ma promo il doit y avoir à peine une dizaine de personnes qui veulent vraiment se lancer en politique, et encore, souvent par les voies de l'ascension administrative, je trouve que ces propos sont un peu trop réducteurs et évacuent tout ce qui pourrait concerner le journalisme, l'administration publique, les relations internationales, l'économie et la finance, l'action sociale ou encore l'action culturelle. D'autre part, en ce qui concerne  ces "rustres petits bourgeois déconnectés des réalités sociales", j'ai un peu envie de dire pas forcément plus qu'ailleurs mon grand...  A  l'IEP de Grenoble, on exige de nous d'être assez au courant de l'actualité par exemple, pas mal d'étudiants s'engagent pour un certain nombre de causes, des sections, options et masters sont dirigés spécifiiquement vers la compréhension de cette fameuse réalité sociale, vers les ONG, l'action sociale même ou encore l'économie sociale et solidaire, et mes cours m'apprennent depuis 3 ans en quoi l'Etat dans lequel nous vivons est bien un joyeux monstrueux bordel. Après, il est vrai que souvent pas mal de ces enseignements "plus proches" de la réalité sociale sont choisis et non obligatoires pour tous. Je pense même pouvoir ajouter que les étudiants qui se dirigent vers ce genre de cours et d'études ne sont malheureusement pas ceux que l'on retrouvera en position de diriger une politique sociale nationale... Il est regrettable que ces cours ne soient pas obligatoires, que ni les IEP ni l'ENA ne rendent obligatoire un stage à caractère social dans le parcours (ce qui au niveau de l'ENA et vu ce qu'elle forme est complètement fou!) et j'admet que l'enfant de famille bourgeoise/catho devra faire lui-même le choix et la démarche de s'intéresser à cette réalité pour mieux la connaître (à supposer qu'il puisse aussi changer sa propre grille de lecture de la société). Là se pose de nouveau la question de savoir qui rentre dans ces établissements et de savoir qui souhaite se lancer dans ce type d'études. L'ENA est un désastre à ce niveau là depuis quelques dizaines d'années, n'intégrant que des personnes issues de milieux très aisés contrairement à ses débuts, et Sciences Po Paris touche aussi je crois des milieux sociaux beaucoup plus élevés que les petits IEP de Province.

Enfin... Il y a effectivement un tas de choses à changer dans les IEP, et c'est pour ça je crois que, comme pas mal d'autres, j'appréhende toujours un peu les réactions et changements d'attitudes de mes interlocuteurs une fois que j'ai répondu à la question "et toi, tu fais quoi comme études?". Alors il faut sûrement faire la révolution dans les IEP. Mais pas que, il faut aussi impérativement changer l'ENA, principal producteur de dirigeants en puissance et pourquoi pas s'attaquer aux écoles de commerce, bien plus élitistes que les IEP (par les concours et les frais d'inscription) et dont les étudiants auront aussi un impact non négligeable sur la société.

... mais pitié, non, non et non, je refuse d'être assimilée à de rustres fils de bourges consanguins déconnectés des réalités sociales!!
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Publié dans : politik
Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 15:13
Oren Lavie - Her morning elegance





Felipecha - Quelque part
 




Lily Allen - Womanizer






Enya - Trains and winter rains





Ashley MacIsaac and Mary Jane Lamond - Sleepy Maggie

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Publié dans : kulture
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 09:03

Etre branchée sur un lecteur mp3.
Lui-même connecté à un ordinateur.
Lui-même branché sur un train.
...
Avoir un train au bout des oreilles!

 
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Publié dans : 'tites chozes de la 'tite vie
Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 11:21



Lorena McKennitt, pour ceux qui ne connaissent pas! (et cette chanson est en français, si si)
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Publié dans : kulture

  • : " Empêcheuse de tourner en rond, à l'optimisme joyeusement communicatif " (selon notre grande prêtresse!) ________________________________

playlist





ZE citations de la collocature

J’imagine bien un chien petit, tout moche, mais alors qui fait trop chier…
Comme toi quoi

« Plus belle la vie » c’est ma nourriture intellectuelle.

J'ai eu de la chance d'avoir du cul.

Il est carrément vieux pour son âge.

 

- Gaëlle, c'est une coloc' castratrice!

- Mais non, tu peux pas dire castratrice! ça veut dire que je te castre!

- Ben oui, tu castres mes idées!

Commentaires

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J'aimerais voir notre échec
face à face un beau jour
détailler sa personne,
en cerner les contours
et dans l'ambiance un peu crue,
d'une ville en été
lentement m'éloigner
pour ne plus le croiser.
me mouvoir dans la foule,
bienveillante ou hostile,
plaisanter pour une fois,
dans un supermarché
et les bras pleins de courses
sentir qu'on a enfin
quitté le périmètre
de son ombre portée.

Reviendra le matin où la mine légère
on mangeait des tartines
la fenêtre entrouverte
on allait se laver
bien plus tard en riant du retard
qu'on avait pris sur les autres gens
et le pas nonchalant
Le sourire bien en place
on ira sûrs de nous
dans les rues familières
vers un point de la ville,
un endroit inconnu,
retrouver là  notre échec,
et son ombre portée

Yann Tiersen L'Echec
 
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